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C

ontre ce gouvernement à la solde des maisons du disques et des lobbies en tout genre. Contre le projet HADOPI
A la fin de ce billet vous trouverez un "post" que j'avais déposé sur le forum des majors (www.faceface.fr, qui a fermé ses portes depuis), la loi DAVSI fut adoptée, maintenant c'est la loi HADOPI qui vient encore nous limiter un peu plus nos droits sur le Net.
Il est facile de mettre son incompétence et son manque de clairvoyance sur le dos des internautes.
Malgré de nombreuses études allant à l'encontre de ce qu'annoncent ces maisons de disques (ici, ici, ici, Pdf, ici, ici,...) les gens qui téléchargent, achètent également en masse.
Un autre article fort intéressant à lire. (CitizenJazz).
Le plus triste dans tout ça, ce sont que nos hommes politiques (de quelque bord qu'ils soient, députés et sénateurs) font le jeu de ces groupes de pression de l'industrie du disque et du film.
Je vous invite à vous rendre sur le site La Quadrature du net afin de savoir de quel façon nous allons être épié, fiché, châtié et tout cela hors contrôle judiciaire.

HADOPI - Le Net en France : black-out

Le sage montre les étoiles et le fou regarde le doigt !
Ainsi pourrions nous résumer la situation, en remplaçant le sage par les consommateurs et le fou par les grandes maisons de disque.

Revenons quelques années en arrière, 20 ans pour être exact et prenons une famille typique française, marié deux enfants avec un salaire moyen.
Quelles étaient les distractions dans les années 80 ?
La télévision et ses 6 chaînes (dont une cryptée), le cinéma dont la place coûtait entre 15 et 20 FF (soit 3 € par tête de pipe), on s'y rendait 2 à 3 fois par mois --> budget 37 € pour les 4 personnes / mois, la radio (FM), les disques vinyles, qui coûtaient de 45 à 60 FF (environ 8€) pour les 33 tours et 4 € pour les 45T, ce qui permettait d'en acheter régulièrement pour un budget de 20 € / mois.
Puis le CD fit son apparition vers les années 82/83 pour la modique somme de (de mémoire) d'environ 45 à 60 FF ce qui donne à peu prés (8,50 €).
C'est nouveau le son est "pur" le support inaltérable et éternel ... tout le monde se rue dessus et les majors engrangent c'est la ruée vers l'or ... cela durera un peu plus de 10 ans (la vente de CD a atteint des records en 2001 et 2002).

En effet ces charmantes maisons de disques, tel le chat repus se sont endormies sur leur magot ne voyant pas arriver les nouvelles technologies qui auraient put leur permettre de ne pas louper le coche.
Début 90 arrivent 2 faits qui vont bouleverser la donne du divertissement (on peut même en compter 3).
L'apparition de la téléphonie mobile qui a connu un essor 1 million d'utilisateurs en 90 à plus de 48,6 millions en 2006, bien entendu cela a un coût pour le client et on le ponctionne en partie sur celui de la musique.
L'Internet qui se démocratise, offrant des services et des débits qui attirent de plus en plus de monde, là aussi il faut trouver les finances et bien entendu on tape dans la caisse des loisirs, et le ou devrais je dire les 3° points sont la télévision câble/satellite et les consoles de jeux qui se trouvent être une autre source de dépense.

Bien entendu le budget des consommateurs n'est pas extensible, il faut compter 30€/mois pour l'abonnement téléphonique mobile (à multiplier par 2 ou 3 selon les enfants et parents), 30€/mois pour l'abonnement Internet.
La place de cinéma coûte actuellement environ 6 à 8 € la place, un CD de 12 à 20 € (et maintenant nous savons que le CD a une durée de vie limitée, et peut être altéré).
En résumé, pour se distraire avec toute la famille dans les années 80/90 il fallait compter environ un budget d'environ 80€, de nos jours il faut compter plus de 100€ il est donc facile de comprendre que les sommes investies se sont reportées ailleurs.

Il faut reconnaître aussi que la qualité des produits c'est largement détériorées, les stars académies, nouvelles stars et autres publications du même acabit ne sont pas là pour renouveler le genre. Il devient lassant d'entendre les sempiternelles chansons revenir dans les boxs égosillés par de multiples étoiles filantes qui ne feront que passer.
Les CD vendus ne sont plus rentables, à l'époque lorsque vous achetiez un disque ou un CD vous vous attendiez à avoir 3 ou 4 tubes suivis par des morceaux dignes de ce nom or maintenant vous avez un tube suivi de parodies de chansons écrites à la va comme je te pousse, histoire de faire du volume.

Il n'est pas étonnant dés lors, que le réveil fut brutal, dés que les majors ont levé les yeux c'était pour se retrouver nez à truffe avec le P2P (Vadé rétro Satanas !!, quel est donc ce "truc" impies qui permet de faire son idée ??!!), et oui le coupable était tout trouvé ... l'Internaute.
Au lieu de se dire "nous avons loupé la marche, il faut se reprendre et offrir des moyens qui permettent aux gens de revenir vers nous !..." Non ils ont favorisés le répressif (il ne doit y voir qu'une pensée ... la leur.)
Pensez vous qu'ils auraient installé des bornes de gravage dans les grandes surfaces (à l'instar des impressions photos) et ainsi permettre aux consommateurs de faire sa propre compilation ... même pas, pourtant cela leur aurait permis de connaître les tendances du moment à moindre coût et de rendre les gens plus réceptifs à leur problèmes.
Le fait d'ouvrir des sites de téléchargement, part d'une bonne idée mais les tarifs sont là aussi exorbitants, lors de l'achat d'un CD qui coûte dans les 15 € (pour un quinzaine de chansons) vous avez le support en plus la pochette et éventuellement les paroles, alors que sur ces sites pour 14,85 € vous n'avez que les chansons à vous d'acheter le support et d'imprimer votre jaquette.

Il est bien beau d'accuser l'Internaute de piraterie (tous coupables) à vouloir faire des MP3... mais rappelez moi qui vend les lecteurs MP3 et DIVx, Sony pour ne citer que lui ... Non ne me frappez pas dit la victime en tendant le fouet vers son bourreau.
C'est donc reconnaître implicitement qu'on peut faire ses compilations chez soi (avec ses CD bien entendu), donc une copie privée ce qui est désormais interdit par la loi DAVSI (achetée à grand coup d'enveloppes auprés du gouvernement), je disais donc que nous ne pouvions plus effectuer nos compilations puisque l'utilisation d'un logiciel de "rippage" est strictement prohibé.

L'argument de dire qu'ils sont là pour défendre les intérets des musiciens et artistes ne tient pas la route non plus, la preuve en est, si ils ne vendent plus assez de CD, ils sont congédiés (Mc Solar, Alain Chamfort, et bien d'autres encore), leurs chansons ne leur appartiennent plus (affaire Johnny Haliday). C'est pour cette raison que de nombreux artistes se sont tournés vers les licenses alternatives ( voir les sites : creativecommons.org, jamendo.com, magnatune.com, EasyZik.net ...), la chanson, la musique existaient bien avant les Majors et existeront sans elles, ces Majors qui poussent certains de "leur protégés" à rendre le Net responsable de tout leur maux.

La loi DADVSI est une des lois les plus liberticides qui existe sur cette pauvre terre (même les chinois n'ont pas osé) elle bafoue le droit d'accès à la culture. Depuis que cette dernière est passée je ne fais plus aucune acquisition de CD ou de DVD dans les circuits habituels de la grande distribution ou magasins spécialisés, nombreux autour de moi en font autant (famille, amis, collègues), le fait d'avoir fait voter cette loi équivaut à se tirer une balle dans le pied et l'hémorragie promet d'être importante.
Les grandes maisons de disque sont à l'agonie faute à qui ? ... à elles mêmes, et l'Internaute ne va pas se déguiser en feuille de laitue pour se faire bouffer le c*l par les lapins.